Qu’est ce que l’assurance ? Acteurs, types d’assurances, rôles et fonctions

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assurance

Définition

L’assurance est, par définition, un système qui permet de prémunir un individu, une association ou une entreprise contre les conséquences financières et économiques liées à la survenance d’un risque (événement aléatoire) particulier.

Le moyen mis en œuvre par les organismes d’assurance pour les prémunir contre ce risque est de les associer à une communauté de personnes (les assurés), qui cotise pour être en mesure d’indemniser ceux parmi ses membres qui subiraient des dommages matériels ou corporels en cas de réalisation du risque. Ainsi, dans la mesure où c’est l’ensemble de la communauté des assurés qui prend matériellement en charge les dommages subis par ses membres frappés par la réalisation du risque, l’assurance est un système de gestion des risques basé sur la notion de solidarité.

Les acteurs de l’assurances

En France, il existe trois types d’organismes d’assurances, régies par trois codes de droit distincts :

  • Les entreprises d’assurances, qui relèvent du Code des assurances
  • Les mutuelles (groupements) régies par le Code de la mutualité
  • Les institutions de prévoyance, dont les activités sont réglementées par le Code de la Sécurité sociale

Le monde de l’assurance ne se limite pas aux seuls assureurs, mais engage de nombreux autres acteurs.

Le champ de l’assurance recouvre notamment l’ensemble des métiers qui s’exercent dans les entreprises dont les activités sont régies par le Code des assurances, à savoir :

  • Les métiers exercés au sein des sociétés anonymes (SA)
  • Les métiers exercés au sein des sociétés d’assurances mutuelles (SAM)
  • Les métiers exercés au sein des sociétés mutuelles d’assurances (SMA)
  • Les métiers d’intermédiaires tels que les agents généraux d’assurances et courtiers
  • Les métiers des auxiliaires d’assurances représentés par les experts d’assurances

Les différents types d’assurances

Les directives communautaires européennes distinguent deux types d’assurances :

  • Les assurances « non vie » (assurances de biens, assurances de responsabilité et assurances santé)
  • Les assurances « vie » (vie, décès, épargne, retraite…)

Cette distinction entre ces deux types d’assurances repose sur la différence du mode de gestion des primes. En effet, de manière générale, les assurances non vie gèrent les primes par répartition (mode de gestion collectif où les primes de la communauté des assurés servent à payer les sinistres de la communauté des assurés au titre du même exercice), tandis que les assurances vie les gèrent par capitalisation (mode de gestion individuel où les primes de l’assuré servent à lui délivrer une prestation au moment de la survenance du risque).

A côté de cette distinction assurances non vie et assurances vie, on trouve une autre distinction entre :

  • les assurances IARD (Incendie, Accidents, Risques Divers) : elles regroupent les assurances de biens et les assurances de responsabilité
  • les assurances de personnes : elles regroupent les assurances santé et les assurances vie.

D’un point de vue général, on considère les sociétés d’assurance comme des investisseurs institutionnels ; en effet, elles ont à leur disposition une masse énorme d’argent constituée des primes des assurés ; elles doivent donc gérer ces sommes pour le compte des assurés et parfois pendant un temps assez long. Les sociétés d’assurances ont donc une énorme capacité de financement de l’économie nationale, par les placements qu’elles doivent faire surtout dans le cadre du déficit budgétaire.

Rôles de l’assurance

L’assurance a pour but la protection des patrimoines et des personnes, mais joue également un rôle important dans l’économie :

  • En fiabilisant les relations commerciales
  • En jouant un rôle important d’investisseur de l’économie nationale
  • En favorisant l’investissement

L’assurance joue également un rôle social. Les prestations versées aux assurés et aux bénéficiaires des contrats leur permettent :

  • de maintenir leurs revenus
  • de reconstituer leur patrimoine
  • de ne pas être à la charge de la collectivité publique pour les victimes d’accidents
  • de sauvegarder des emplois, des compétences
  • de préserver le tissu économique.

L’assurance-vie

Sur le plan individuel, l’assurance-vie a une fonction de sécurisation dans le sens où elle garantit les personnes contre les risques de décès. En cas de décès par exemple, l’assureur versera un capital mentionné dans le contrat au bénéficiaire désigné. D’un autre côté, elle peut aussi permettre à l’assuré de se constituer un capital ou une rente dans une assurance en cas de vie ; elle joue alors une fonction d’épargne. Une autre caractéristique de l’assurance-vie est qu’elle peut constituer pour le preneur d’assurance un instrument de crédit par la possibilité d’obtenir de l’assureur.

La réassurance

Peu connue du grand public, la réassurance est un secteur de l’économie indispensable à l’activité d’assurance. De plus, elle constitue un instrument de premier plan pour toute organisation soucieuse de la bonne gestion de ses risques. Bien qu’utilisée dans tous les secteurs d’activité de l’assurance, elle demeure fortement orientée vers l’assurance non-vie.

La réassurance est un mécanisme permettant de transférer en tout ou en partie le risque accepté par un assureur vers un réassureur afin de limiter ses engagements. A ce titre, la réassurance est familièrement qualifiée d’assurance au deuxième degré dans la mesure où elle consiste en une véritable assurance des assureurs. En conséquence, elle représente un des secteurs d’activité les plus méconnus du public en raison d’une absence de relation directe entre les réassureurs et les assurés. Contrairement aux sociétés d’assurance dont l’exercice de leurs fonctions est localisé à un niveau régional, provincial ou national, la réassurance se veut essentiellement internationale. Ainsi, le réassureur acceptant en général des risques de faible fréquence mais à un coût potentiel élevé peut améliorer la mutualisation de ses risques en les répartissant à l’échelle mondiale. Cette mutualisation géographique peut même conduire, par exemple, à la couverture des tempêtes européennes, des tremblements de terre au Japon et des ouragans aux Etats-Unis à l’intérieur d’un traité de réassurance unique.

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