Brexit : Un référendum pour les intérêts de l’Ecosse n’est pas écarté

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drapeau de l'Ecosse

La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, semble vouloir réanimer la volonté des 62% de ses compatriotes qui avaient votés, le 23 juin dernier, en faveur du maintien de l’Ecosse dans l’Union Européenne. C’est en tout cas ce qui semble ressortir de ses dernières déclarations, mardi 20 décembre dernier, à Edimbourg : « Nous sommes déterminés à ce que l’Écosse conserve sa place au sein du marché unique ». Nicola Sturgeon a même présenté un plan pour que son pays continue à faire des affaires avec l’Union européenne via l’Espace économique européen (EEE) et l’Association européenne de libre-échange (AELE). Une situation comparable d’ailleurs à celles de la Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein.

Par la même occasion, Nicola Sturgeon a dénoncé la possibilité d’un hard Brexit, à savoir un accès fortement réduit au Marché Unique européen. Une possibilité qui pourrait avoir des effets néfastes pour son pays. Un hard Brexit « causerait un grave préjudice à l’économie écossaise », a-t-elle affirmé. La première ministre écossaise est même allée jusqu’à affirmer que si Londres refusait ses exigences, elle serait prêt à organiser un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse ; une « option favorite » pour reprendre ses mots.

Les propos de Nicola Sturgeon ne sont pas tombés dans une sourde oreille. Theresa May, la Première ministre britannique, a vite répliqué et a déclaré être prêt pour les étudier avec sérieux. Cela ne l’a pas empêchée de mettre en garde contre les propos des indépendantistes nationalistes écossais. « Si l’Écosse devait devenir indépendante, non seulement elle ne serait plus un membre de l’Union européenne, mais elle ne serait plus non plus un membre du marché unique de l’Union européenne ni un membre du marché unique du Royaume-Uni », a affirmé Theresa May. Affaire à suivre.

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