Comment alléger sa « facture » impôts ou augmenter ses revenus sans impôts supplémentaires ?

Quelques pistes d’investissements et placements…

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placements financiers

Livrets réglementés

Livret de Développement Durable (LDD)Avec un taux de rémunération  faible,  0,75% depuis le 1er août, voire peu attractif, le livret A comme le livret de Développement Durable (LDD)possèdent  moins d’intérêt, tout en se révélant encore utiles car pouvant accueillir respectivement jusqu’à 22950 € et 12000 € de dépôts (hors capitalisation des intérêts), ces deux livrets règlementés ( Livret A : décret n° 2012-1445 du 24/12/2012 ; LDD : décret n° 2012-1057 du 18/09/2012) sont garantis par l’Etat, totalement liquides et exempts de frais, sans compter que leurs revenus, même faibles, échappent à l’impôt et aux prélèvements sociaux (15,5%). En remplissant au maximum ces deux livrets, un couple pourra donc disposer de 69900 € (45900+24000 €) d’épargne sûre, qui grimpera à 115800 € (69900 + 45 900) s’il y a par exemple deux enfants également détenteurs de livret A. Il est même possible de faire mieux, lorsque l’épargnant est peu imposable sur ses revenus (en fonction de son revenu fiscal de référence plafonné en rapport à son nombre de parts de quotient familial),  avec le  livret d’épargne populaire, garanti et exonéré, et rapportant 1,25% depuis le 01/08/2015, pour un versement maximal de 7700 €.

Assurance-vie

contrat d'assurance-vieToujours appréciée par les Français (plus de 90 milliards d’euros de collecte depuis le début de l’année), l’assurance-vie comporte divers allègements fiscaux. Sous réserve d’un engagement sur 8 ans, et de n’effectuer aucun retrait, les produits générés par la gestion du contrat échappent totalement à l’impôt, hormis les prélèvements sociaux de 15,5% chaque année, sur le rendement du fonds en euros.  Elles sont particulièrement appréciables en cas d’option pour la souscription d’unités de compte, supports plus dynamiques mais risqués,  investis en actions, obligations, immobilier. En effet, le compte-titres est défiscalisé, les plus-values étant  capitalisées au sein du contrat, elles sont exonérées à la fois d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (mais pas à la sortie).

Il est en outre possible de puiser occasionnellement dans son contrat : si le retrait a lieu au cours des quatre premières années de souscription, les revenus cumulés seront taxés à 35%, et s’il a lieu entre la cinquième et la huitième année de détention du contrat, ce sera à 15%. L’imposition ne s’applique pas sur la totalité du retrait, mais seulement sur la part des revenus correspondants.

Au-delà des huit ans, les revenus du contrat sont soumis à une taxe forfaitaire réduite de 7,5%, après abattements (4600 € pour une personne seule, 9200 € pour un couple), ce qui signifie qu’il suffit de sortir progressivement du contrat en respectant ce seuil pour ne jamais rien devoir au Fisc.

Par ailleurs,  sur le plan successoral, l’assurance-vie bénéficie d’un régime dérogatoire qui permet de transmettre au bénéficiaire de son choix jusqu’à 152500 € en franchise de droits de mutation (un abattement de 152 500 € est en effet appliqué).

Plan d’épargne en actions (PEA)

Plan d'Epargne en Actions (PEA)Le PEA, qui doit être conservé au moins 5 ans pour que ses plus-values soient exonérées,  accueille  des actions européennes (100% de l’investissement s’il se fait en direct ou 75% s’il transite par des fonds communs de placement). Il est plus risqué que l’assurance-vie et contraignant en termes de choix d’investissement, mais c’est un produit d’épargne privilégié pour se constituer un portefeuille non imposable, hormis toujours, les prélèvements sociaux, qui peut accueillir jusqu’à 150000 € par personne (300000 € pour un couple). En cas de non-respect du délai de détention, le plan est fermé et les gains sont taxés à 22,5% (taux majoré des prélèvements sociaux) si la sortie intervient moins de deux ans après l’ouverture du plan, à 19% entre deux et cinq ans après.

Au-delà de huit ans les retraits sont libres mais les versements ne sont plus possibles. De plus, le PEA peut se transformer en rente viagère (à vie) défiscalisée, et  ceux qui ont un horizon de dix ans devant eux et souhaitent aider les entreprises, des solutions existent avec le PEA-PME, qui autorise à placer jusqu’à 75000 € supplémentaires par personne, en titres d’entreprises européennes ciblées (moins de 5000 salariés et chiffre d’affaires limité à 1,5 milliard d’euros), dans les mêmes conditions fiscales que le PEA.

Plan d’épargne logement (PEL)

Plan Epargne Logement (PEL)Les épargnants qui peuvent effectuer des placements à moyen terme ont à leur disposition l’épargne-logement. Longtemps à 2,5%, la rémunération des Plans d’Epargne Logement (PEL) a été ramenée à 2% (taux brut, prime d’épargne non comprise), pour les plans ouverts depuis le mois de février, taux cependant correct  pour un placement défiscalisé, au capital garanti, hormis toujours les fameux prélèvements sociaux. Il est ouvert à tout le monde dès la naissance, à raison d’un plan détenu par personne dans la limite de 61200 € de dépôts (versement annuel d’au moins 540 € exigé), il doit être conservé pendant un minimum de quatre ans (les retraits avant cette échéance sont admis,  mais attention ! L’opération est alors pénalisée). Passé le délai de quatre ans, le plan peut continuer de fructifier dans les mêmes conditions jusqu’à son dixième anniversaire, au-delà duquel il est gelé pendant cinq ans (les versements ne sont plus possibles et les intérêts sont fiscalisés au bout de 12 ans), puis transformé en livret bancaire classique par la banque. Destiné initialement à participer au financement d’une résidence principale (en permettant d’obtenir un meilleur taux d’emprunt), à défaut de projet, le titulaire peut céder ses droits à prêt à un membre de sa famille,  lui-même détenteur d’un plan d’épargne logement.

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