Qui est Roman Abramovitch ? Sa biographie

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    Roman Abramovitch est né le 24 octobre 1996 à Saratov en Russie.

    Orphelin de mère à 18 mois, puis de père à l’âge de quatre ans, il sera élevé par ses oncles, jusqu’à son incorporation dans l’armée de l’ex URSS ; une période à l’issue de laquelle il intégrera l’Institut du pétrole et du gaz de Moscou.

    À l’instar de la plupart de ses compatriotes oligarques, Roman Abramovitch entretient un certain mystère au sujet de ses nombreuses activités. Savant mélange de sympathies plus ou moins affichées avec le pouvoir Russe, d’ambitions politiques que d’aucun qualifient d’intéressées ou de passions personnelles transformées en investissements pharaoniques.

    Sa carrière d’homme d’affaires démarre véritablement à la fin des années 80. Profitant des réformes économiques et sociales mises en place par Mikhaïl Gorbatchev, il se lance d’abord dans la commercialisation de jouets, en créant Uyut, une petite entreprise privée.

    La disparition du modèle soviétique en 1991, coïncide avec ses débuts de trader.

    Ses études au sein de l’Institut du pétrole et du gaz de Moscou ne sont probablement pas étrangères au fait qu’il ait choisi de s’intéresser à la vente de pétrole. Avec quelques autres, précurseurs comme lui, il opte pour l’intermédiation de l’or noir ; achetant aux producteurs Russes à des prix défiant toute concurrence et revendant à l’international avec une confortable plus-value.

    Ses déboires avec la justice Russe, qui l’accuse d’avoir détourné, en 1992, quelques millions de litres de pétrole, avant de le relaxer, n’entameront pas son intérêt pour les activités de courtier. Elles seront même à l’origine de sa fortune et de rencontres fructueuses, au rang desquelles les relations nouées avec Boris Berezovski figurent en bonne place.

    Ce dernier, proche de Boris Eltsine, joue les mentors et va accélérer la montée en puissance du jeune Roman Abramovitch, alors âgé d’une trentaine d’années.

    Ce sera d’abord Sibneft, une compagnie pétrolière publique que les deux hommes vont pouvoir s’offrir grâce à la politique de privatisation encouragée par le gouvernement Russe de l’époque. En contrepartie de promesses de soutien financier octroyées au pouvoir politique, Abramovitch et Berezovski s’emparent de 49% du capital de Sibneft pour une centaine de millions de dollars. Quelques années plus tard, Roman Abramovitch récupérera jusqu’à 73% du groupe, après le désengagement de l’Etat Russe et le rachat des parts de Berezovski, en disgrâce suite à l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Une participation qu’il revendra pour 13 milliards de dollars à Gazprom en 2005.

    Rusal (l’un des leaders mondiaux de la production d’aluminium), Evraz (dans le trio de tête de la sidérurgie Russe), Oregon Steel (groupe Américain)… par le biais de son holding Millhouse Capital, Roman Abramovitch est devenu un acteur important du secteur de la métallurgie.

    En moins de dix ans, il est parvenu à se faire une fortune estimée à plus de 11 milliards de dollars selon le dernier classement du magazine Forbes ; ce qui fait de lui le cinquantième milliardaire le plus riche du monde. Mais il a d’autres activités et d’autres centres d’intérêt.

    La politique d’abord.

    En 1999, il devient l’un des membres de la Douma (Chambre basse du Parlement Russe), pour la région exsangue et dépeuplée de Tchoukotka, au nord est du pays. Un mandat qui selon ses détracteurs, du fait de l’immunité qu’il procure, lui permet de s’éviter les contrôles tâtillons du fisc Russe. Gouverneur du district autonome de la région depuis 2000, d’autres mettent en avant les centaines de millions de dollars qu’il a investis et qui ont permis de rénover les infrastructures locales ou de développer des actions humanitaires pour les habitants.

    Le sport aussi.

    Hockey sur glace, Formule 1, mais surtout football. Si Roman Abramovitch a acquis une certaine notoriété mondiale, c’est en particulier depuis qu’il est le propriétaire du prestigieux club de Chelsea, qu’il rachète en 2003 pour 200 millions d’euros. Depuis cette date, plus de 700 millions d’euros auraient été investis pour soutenir le club et éponger sa dette. Au regard des sommes en jeu, comment douter de sa passion pour le ballon rond.

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