Les conseils en Fusions-Acquisitions

Les opérations de rapprochement d’entreprises sont d’une extrême complexité du fait du nombre d’acteurs impliqués dans le processus (dirigeants, banquiers, experts-comptables, conseils, acquéreurs,…) et des nombreuses variables à prendre en compte (financières, juridiques, fiscales, sociales, patrimoniales,…). Dans ce contexte l’intervention de professionnels est bien souvent indispensable, les compétences du chef d’entreprise n’étant généralement pas suffisamment larges pour traiter l’ensemble de ces contraintes.

Les différents types de conseils en Fusions-Acquisitions

Outre ses partenaires traditionnels (avocats, experts-comptables, notaires), le chef d’entreprise doit généralement recourir aux services de sociétés de conseils en Fusions-Acquisitions. Ce choix n’est pas forcément simple, une multitude d’intervenants aux profils et aux offres disparates (prestation globale ou simple accompagnement de la transaction) se positionnant sur ce marché. On distingue 5 types d’intermédiaires financiers fournissant des prestations en rapprochement et transmission d’entreprises :

Les banques d’affaires

Elles disposent d’équipes qualifiées, de haut niveau, fournissant souvent une prestation onéreuse mais de qualité. Intervenant aux côtés du cédant ou de l’acquéreur, elles offrent une prestation globale, allant de l’accompagnement tout au long du processus de l’opération (diagnostic stratégique et financier, recherche de cibles / repreneurs ; évaluation, mise en oeuvre du plan, suivi post-opération,… ) jusqu’à son montage financier, juridique et fiscal voire même au conseil en gestion patrimoniale pour le cédant. Elles se positionnent sur le haut du marché conseillant des grands groupes dans des opérations internationales.

Les banques classiques

Ces banques de réseau (Société Générale, BNP-Paribas,…) disposent de départements dédiés à la finance de haut de bilan pour les PME ou de filiales spécialisées (cession, rapprochement, transmission,…). Ciblant les moyennes et grosses PME, elles conseillent leurs clients au cours de toute l’opération et peuvent leur apporter une participation en fonds propres. Elles jouissent d’une bonne connaissance du tissu économique local grâce à leurs réseaux régionaux.

Les réseaux d’expertise comptable

Il s’agit essentiellement des grands cabinets, les « Big Five » de l’audit, qui ont développé au cours des années 90 des départements de « corporate finance » positionné sur le marché des moyennes et grosses PME. Ces sociétés bénéficient de leur expertise en audit pour mener à bien les transactions. Les autres départements de ces cabinets (droit fiscal, conseil stratégique,…) assurent la complémentarité des services et garantissent aux clients une prestation complète et de qualité.

Les sociétés indépendantes

Elles représentent la majeure partie des intermédiaires financiers mais constitue un ensemble très hétérogène tant en termes de profils que de compétences. Certaines sociétés bien structurées disposant d’équipes qualifiées et ayant développé une expertise dans des secteurs précis, fournissent d’excellentes prestations à des tarifs très compétitifs. Cependant, il existe en parallèle de ces « petites banques d’affaires » de nombreuses structures composées souvent d’une seule personne ne possèdent pas les compétences et ressources requises.

Les Institutionnels

Il s’agit des Chambres de Métiers et des Chambres de Commerce qui disposent de départements dédiés aux rapprochements et transmissions d’entreprise, qui ciblent les sociétés et les opérations de petite taille. Leurs prestations sont hétérogènes mais ces structures ont l’avantage de bien connaître le tissu économique local.

La rémunération des intermédiaires financiers

Variable selon le type de conseil choisi et le niveau de prestation offert, la rémunération des conseils en Fusions-Acquistions se décompose en deux parties :

  • Une partie fixe : le « retainer » ou « front fee » qui s’effectue au moment de la signature du mandat avec l’intermédiaire et varie de 3 000 à 25 000 euros selon l’opération.
  • Une partie variable : le « succes fee » qui n’est dû à l’intermédiaire que si ce dernier parvient à mener à bien l’opération. L’échelle du « succes fee » varie entre 0,5% et 5% du montant de la transaction selon le type d’opération, le type d’entreprise et le type d’intermédiaire choisi. Cette partie est négociable lors de la proposition de mandat effectuée par l’intermédiaire.